Colles et recyclage

L’impact des colles sur le recyclage est loin d’être neutre


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La présence de colle affecte le potentiel de revalorisation des matières aux niveaux économique, qualitatif et quantitatif, avec une interdépendance marquée entre ces trois références.

Autant de facteurs qui, pesant sur la boucle du recyclage, viennent faire obstacle à la lutte contre le gaspillage.



•  Impact négatif sur la rentabilité

Le coût des traitements d’élimination des résidus de colles et adhésifs se répercute défavorablement sur la rentabilité économique des filières de revalorisation (recyclage du verre, des papiers, des matières plastiques…).

Plus les matières à recycler sont polluées, plus le processus d’élimination des contaminants doit être poussé, avec pour corollaire une augmentation significative du coût des installations, de la durée des opérations et de la consommation en énergie et eau.

Pour autant, ces traitements ne permettent pas toujours d’éliminer la totalité des résidus de colle présents en surface ou au cœur des matières à revaloriser.

Des impuretés résiduelles se retrouvent alors mêlées aux matières de seconde génération, ce qui réduit leur valeur d’échange.

À l’étape suivante, lors de la transformation de ces matières, les impuretés sont susceptibles de provoquer des dysfonctionnements sur les lignes de production, des arrêts de chaînes, une élévation des coûts de maintenance et un accroissement du taux de rebut.

 

 

 

•  Impact négatif sur la qualité des matières recyclées    

La présence persistante de particules de colles malgré les traitements a pour conséquence de dégrader sensiblement la qualité des matières premières secondaires issues du recyclage.

C’est le cas par exemple dans le recyclage des papiers : les pâtes font l’objet d’un traitement d’épuration appelé classage, destiné à retenir les fragments de colles dans un tamis. Les particules qui n’auront pas pu être écartées par ce procédé seront la cause de taches, de grains et de la formation de trous dans la feuille de papier recyclé.

Autre exemple, dans le domaine du recyclage des matières plastiques : la présence d’infusibles ou infondus dans la fraction acceptée, provoque des traces, cratères et perforations dans les films, feuilles ou produits issus du recyclage. Par phénomène de migration, certaines matières plastiques subissent au contact des colles une modification de leurs caractéristiques physico-chimiques et mécaniques. On peut encore déplorer que la présence de résidus adhésifs au sein de certaines résines plastiques régénérées incolores vienne altérer la transparence « cristal » recherchée pour ce type de matériau (PVC, PMM, PET).

En règle générale, la quantité d’impuretés renfermées dans les matières de seconde génération est un élément déterminant de qualité et de performance.

Pour l’industriel, une politique de gestion économe des matières premières (dites « nobles » ou « vierges »), repose sur la réduction des quantités mises en œuvre.

Consommer moins de ressources premières suppose que l’on puisse introduire dans les fabrications une part plus large de matières recyclées ; cette possibilité reste étroitement liée à la qualité des matières issues de recyclage disponibles sur le marché.

 

 

 

•  Impact négatif sur la quantité de matières recyclées  

Certains produits, parce que trop pollués par des contaminants tels que les colles, ne pourront pas être revalorisés.

D’autres, parce qu’ils sont assemblés par collage, sont indémontables ; leurs constituants ne seront pas non plus revalorisés.

En pareils cas, ces produits en fin de vie sont « traités » par enfouissement ou incinération avec pour conséquence une perte irréversible de ressources.

                

  

 

Moins de colles, c’est plus de recyclage  !






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